Questions importantes pour ceux qui prennent leur retraite
à l'étranger
Le Canada est un magnifique pays, mais il y a deux choses
auxquelles les Canadiens ne craignent pas de renoncer :
les impôts élevés et les températures froides. C'est la raison
pour laquelle des milliers de Canadiens prennent leur retraite
à l'étranger, principalement en Floride et en Arizona, les
destinations retraite les plus populaires auprès d'eux.
Les températures sont plus élevées et les impôts, plus bas
aux États-Unis, mais, si votre objectif premier est de payer
le moins d'impôt possible, il y a mieux. Un grand nombre de
pays aimeraient bien avoir votre argent et sont prêts à des
concessions fiscales importantes pour l'obtenir.
Toutefois, si vous voulez maximiser les avantages fiscaux
qui pourraient vous être offerts, vous aurez à prendre des
décisions importantes. Et la plupart de ces décisions dépendent
de votre résidence.
Le lieu de résidence peut poser un dilemme fiscal
Si vous êtes non-résident du Canada, vous n'avez pas à payer
l'impôt canadien sur votre revenu (sauf si vous l'avez gagné
au Canada). Si vous avez l'intention de prendre votre retraite
à l'étranger, il serait peut-être avisé d'établir votre statut
de non-résident avant de produire votre dernière déclaration
de revenu au Canada.
Mais le statut de non-résident n'est pas chose simple à établir
et est déterminé au cas par cas par le gouvernement. En devenant
résident légal de votre nouveau pays, vous ne devenez pas
automatiquement non-résident du Canada.
Les preuves de résidence sont fondées sur différents éléments
comme vos maison et chalet, vos comptes bancaires, la situation
de votre conjoint et des personnes à votre charge, vos cartes
de crédit, votre permis de conduire, votre adhésion à un régime
d'assurance maladie, à des associations ou à des ordres professionnels
et, enfin, sur le temps que vous passez au Canada.
Même
si vous êtes non-résident, vous pouvez quand même recevoir
des prestations du RPC/RRQ et de la Sécurité de la vieillesse.
Toutefois, il y aurait une retenue d'impôt de 25 % sur
ces revenus et les autres revenus « passifs », comme
les pensions de régimes privés et les rentes. Certains pays
ont conclu une convention fiscale avec le Canada. Le cas échéant,
le fisc pourrait réduire cet impôt ou y renoncer.
Vous devriez également savoir que vous pouvez devenir non-résident
tout en demeurant citoyen. En fait, si les lois de votre nouveau
pays permettent la double citoyenneté, vous pouvez devenir
citoyen de votre nouveau pays tout en gardant votre citoyenneté
canadienne puisque la loi canadienne permet aux Canadiens
d'avoir plusieurs nationalités.
Peu importe la raison pour laquelle vous voulez quitter le
Canada - le temps, les impôts ou le désir de renouer avec
votre famille -, il y a bien d'autres questions importantes
à examiner, l'accès à des services médicaux étant parmi les
plus importantes. Il faut aussi penser à la planification
successorale, au logement, au coût de la vie, aux aspects
culturels et sociaux, au gouvernement et à la langue, pour
n'en nommer que quelques-unes.
En termes simples, le fait de prendre sa retraite à l'étranger
soulève de nombreuses questions, dont un grand nombre d'ordre
fiscal et juridique. Avant de faire trop de projets, vous
auriez donc intérêt à demander conseil à un professionnel.
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